Parc national de Port-Cros et Porquerolles
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2019
Sites 
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Hyères
Mer
Port-Cros
Autre
Thème 
Flore marine

Résumé. Près d’un siècle de suivi du récif-barrière de Posidonia oceanica de Port-
Cros (Provence) et de la plateforme récifale de Saint-Florent (Corse). La dynamique
des monuments naturels que constituent les récifs de Posidonia oceanica est mal connue.
Le récif-barrière de P. oceanica de la baie de Port-Cros (Provence) a servi de laboratoire à
Roger Molinier et à Jacques Picard, dans les années 1950s, leur permettant de décrire le
processus d’édification des récifs-frangeants et des récifs-barrières. La plateforme récifale de
Saint-Florent (Corse), cartographiée pour la première fois dans les années 1980s, constitue
une structure unique dont les modalités de l’édification ne sont pas élucidées. La découverte
de cartes postales, datant du début du 20ième siècle, des photographies aériennes, dont la
plus ancienne date de 1948, et le développement de la télédétection et des techniques de
géo-référencement, associées à l’utilisation de drones et de modèles 3D, ont permis de
suivre, pour la première fois, l’évolution précise de ces récifs et des structures associées.
Depuis le début du 20ième siècle, le récif-barrière de la baie de Port-Cros n’a pas cessé de
régresser : sa surface est passée de 5 846 m² au début du 20ième siècle à 2 350 m² en 2018.
Cette régression est due à des pressions anthropiques plutôt qu’à des processus naturels.
En dépit des mesures de gestion, destinées à le protéger, sa régression semble inexorable, à
un rythme constant, de telle sorte que sa disparition finale est malheureusement prédictible.
En ce qui concerne la plateforme récifale de Saint-Florent, la surface couverte par Posidonia
oceanica est demeurée stable (environ 2 500 m²), malgré des fluctuations d’une année à
l’autre, essentiellement dues à la qualité des images aériennes utilisées, fluctuations qui
peuvent donc être considérées comme des artéfacts méthodologiques. Le principal atoll
de P. oceanica observé sur la plateforme récifale s’est régulièrement étendu, sa surface
passant de 40 m² en 1948 à 189 m² actuellement. La conservation de ces monuments
naturels (récif-barrière de la baie de Port-Cros et plateforme récifale de Saint-Florent), tous
deux inclus dans des Aires Marines Protégées (AMPs), doit constituer une priorité pour les
gestionnaires des milieux naturels.

Cette traduction en français du résumé anglais et des mots-clés ne figure pas dans
l’article original. Elle est due à Charles-F. Boudouresque, qui a en outre ajouté des
précisions qui ne figurent pas dans le résumé anglais. Les lecteurs intéressés peuvent
demander au premier auteur (corresponding author) de leur adresser le pdf intégral de
l’article.

Mots-clés : récifs de Posidonia, cartographie, dynamique temporelle.

Auteurs 
BOUSSARD A., BARRALON E., BOUDOURESQUE C.F., BOURSAULT M., GOUJARD A., PERGENT G., PERGENT-MARTINI C., ROUANET E., SCHOHN T.
Editeur 
Parc national de Port-Cros
Nombre de pages 
2
Référence 
Sci. Rep. Port-Cros Natl. Park, 33: 229-230 (2019)